Naissance, enfance et adolescence
Né à Lille en 1982, …
[On passe les détails des 16 premières années sans intérêt]
J’ai donc décidé d’acheter mon premier instrument de musique à l’âge de 17 ans.
Moi : Papa ! Maman ! Je veux une batterie !
Papa : qui me parle ?
Maman : Tu te drogue ?
Frangin : Je pense (chui pas sûr hein) qu’il est sérieux.
A l’âge de 17 ans le choc des cultures était trop violent. Mon idée n’était pas appréciée de tous. Je n’avais plus d’autres choix que de massacrer mes stylos sur mes tables de cours ou sur la jambe durant la journée.
Mon premier achat
Plusieurs mois après, après avoir jeté mon baladeur cassette (il faisait recto-verso auto, c’était la grande classe) au profit d’un lecteur CD, j’ai découvert dans la musique que j’écoutais, un nouvel instrument que je n’entendais jamais. Mais qu’est ce que c’est ? Cela à un son trop grave pour être une guitare, et c’est en rythme. J’adore.
J’en veux un !!
Après étude – super poussée – j’ai donc découvert de quel instrument il s’agissait : la basse.
Moi : Papa ! Maman ! Je veux une basse !
Papa : qui me parle ?
Maman : Tu te … Une basse ? C’est quoi ?
Frangin : Une guitare électrique mais plus grave.
Moi : oui et je peux jouer avec un casque on entend rien… (ndr : qui n’a jamais utilisé cet argument qui, tout le monde le sait, n’est pas valable)
Plusieurs jours de négociations ont été nécessaires pour remporter la partie.
Quelques jours avant noël, je vais donc, heureux comme un pape, en ville, dans le seul magasin que j’ai jamais croisé à Lille Centre : Royez Musique ! (Allez, tous avec moi : « Bouuuuuuuuuuuuh !!!!« )
Avec mon père, autant callé que moi en musique, nous sommes donc allé rencontrer ces vendeurs, dont le seul souci était est de vendre n’importe quoi au premier venu. Malheureusement pour moi je ne le savais pas ! J’ai donc hérité d’une basse (dont je suis incapable de me souvenir du nom) et d’un ampli Drive (de 15 ou 20 Watt).
Le son produit n’était pas vraiment génial, mais à l’époque j’étais sous le charme de mon nouvel instrument.
Ma première année de Fac
J’y ai joué 2 bonnes années, sans réellement progresser, je ne jouais que chez moi et des morceaux simplistes, sans base de solfège, sans cours, sans vraiment la motivation.
Et puis il y a eu la fac. En première année, j’étais devenu un bon vivant, allant en cours quand je voulais voir les potes, j’avais beaucoup de temps à moi. J’ai donc découvert cette année là, le magasin Guitare Studio, à coté de l’Opéra de Lille. J’y ai passé pas mal de temps, et l’envie de rejouer m’a repris aussitôt.
Les conséquences ont été rapidement ressenties et l’effet fut dévastateur. J’ai donc revendu mon premier pack via les panneaux d’annonce de la fac et j’ai acheté un nouveau pack :
Une Ibanez Ergodyne EDC700 active :
Et Un combo Basse Hartke B90 :
La différence était fulgurante, je me suis mis à pas mal rejouer, j’ai même monté un groupe de musique avec mes meilleurs potes. Cependant le talent n’était pas vraiment au rendez vous, la plupart était débutant, les répètes se transformaient souvent en soirée, il n’y a pas eu de concert et le groupe a tenu que quelques mois.
L’abandon et l’oubli
Passé la première année de fac, je me suis repris en main et j’ai bossé les cours. Entré dans une formation informatique, le travail demandé était imposant, j’ai donc délaissée la basse, rangée dans son étui, en attente d’un retour, ou d’une revente.
Plusieurs années se sont écoulées. J’ai fini mes études sans jamais vraiment avoir le temps ou l’envie de m’investir. Ma basse et mon apmli n’ont jamais rien connu. J’ai commencé la vie active, le boulot, métro, dodo, jeux vidéo. Et puis j’ai déménagé, pour prendre un appart plus grand. La basse est donc passé du coin d’un studio au coin d’un appartement.
Un an s’est écoulé sans que rien ne se passe.
Une reprise difficile
Un jour, assez récemment d’ailleurs, j’ai vu cette valise noire dans ce coin de l’appartement qui prenait la poussière. J’ai eu un pincement au cœur et je l’ai ouverte. J’ai joué quelques notes.
- Aïe mais ça fait mal aux doigts ! Ils sont devenus si tendres…
J’ai donc repris de la motivation et j’ai rejoué quelques morceaux. J’étais assez fier de moi, je n’avais pas tant perdu. J’ai donc cherché des cours sur le net : J’ai tapé « cours gratuit vidéo » sur Google et j’ai cliqué sur le premier lien :
Et j’ai découvert ce site (voir news sur Slappyto) et son auteur qui a mis des vidéos sur des riffs des Red Hot. Et là ca été la claque. La grosse claque.
Sa façon de jouer et la mienne sont à l’opposé. Je n’ai pas LE rendu que je devrais avoir. Celle dont je serai en mesure de me satisfaire.
La renaissance
Je me suis donc remis en question. Mon jeu, ma méthode, rien n’est bon, rien n’est valable, tout est à refaire. Même mon impression de la musique n’est pas bon, je n’ai pas vraiment l’oreille. Sinon j’aurai vu tout de suite que mon jeu était mauvais.
Mais au lieu de jeter l’éponge, dégouté par ce que je venais de découvrir, je me suis dit « merde je ne vais pas lâcher l’affaire, je n’ai pas des ambitions de Jeux olympique, il n’y a pas de limite d’âge après tout ».
J’ai donc parcouru les forums (voir les liens proposé sur le blog). Et, toujours sur le site de notre ami Poppyto, j’ai trouvé l’annonce de Marc (voire article à son sujet), qui ouvrait l’an passé une école sur Lille à 3 stations de métro de chez moi…
Ce fut la renaissance…











Bonjour,
La lecture de ce message m’a rappelé quelqu’un…ma propre expérience de la basse.
Sauf que j’ai eu plus de chance avec ma première basse
Je suis moi aussi en pleine « renaissance », je redécouvre ma basse, la joie de jouer et le plaisir de progresser.
Au point que je me demande comment j’ai pu la laisser trainer pendant 15 ans dans sa housse!